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Posts Tagged ‘réflexion’

Le surdoué n’a de cesse de vouloir faire comme les autres… oui, je sais pas tous…
Et oui, ce serait tellement mieux d’avoir les mêmes envies, au même moment.
Tout serait plus simple si les paramètres extérieurs ne nous touchaient pas, si l’on pouvait prendre le métro à 6h du soir en danser coller, se jeter à corps perdu dans un bain de foule, se lever le matin sans réfléchir et ne penser qu’à soi…
Ce serait tellement bon de partir en août sur les autoroutes bondées de monde où l’on se tient bien chaud.
Tous ensemble, dans le même espace, les mêmes idées, les mêmes temps, les mêmes vents de tendance, la même mode, la même réflexion, dans le même sens, la même direction… une seule directive… celle des autres… !
Mais pour un surdoué c’est une véritable prison !
S’enfermer dans l’autre au point de ne plus sentir sa différence.
Se vivre des désirs de l’autre pour ne plus subir les vibrations de ses aspirations.
Habiter l’autre au point de ne faire plus qu’un pour qu’enfin on nous dise:
 » C’est bien. »
Se lever le matin satisfait de son chemin et se dire que l’on remettra cela demain.
Se satisfaire de la situation et penser que nous sommes à l’honneur…
Mais… il faut arrêter de lutter contre le bonheur !

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J’irais droit à la racine : nous ne devenons pas coupable mais nous le sommes de part la place que l’on nous a donné dès notre naissance et parfois même avant même notre conception !
De là, nous portons ce « virus culpabilité » qui peut se déclencher au cours de certains événements, ou bien rester en sommeil, ou encore être combattu.
Qui est contaminé ?
– Ceux qui dans leur enfance ont été des enfants créés pour qu’une femme puisse s’accomplir en tant que mère, sans plus,
– ceux qui ont étés créés pour garder un homme,
– ceux qui n’ont pas été désiré etc.
Tout cela sans intention de nuire, bien sûr.
Nous sommes coupables d’être là ou de ne pas être comme « ils » voudraient que nous soyons, ou nous n’avons pas procuré le désir tant espéré, et des tas d’autres situations ou « nous n’avons pas été… »
Se sentir coupable est une condamnation que l’on s’inflige à soi même, même si la situation le justifie.
Et puis, du : «Je me sens coupable, c’est ma faute, ma très grande faute», on s’enfonce dans une peine et un chagrin . On s’éloigne alors peu a peu de tout moyen de défense et on entre dans l’abnégation de soi au point de ne voir que ce voile qui rend flou une réalité devenue impossible. La culpabilité nous fait alors basculer dans la victimisation.
Lorsque Steve Jobs raconte qu’il est un enfant placé, car sa mère voulait, pour son fils, une famille qui lui permettrait de faire de grandes études, il exprime bien que cela n’était pas son souhait.
Et pourtant Steve Jobs aurait pu basculer dans la peine et le chagrin de par sa situation de naissance.
Alors ne nous a-t-il pas donné une belle leçon de vie lorsqu’il décide de ne pas faire ce qui était prévu mais de faire et d’assumer ses choix ?! Se propulsant en dehors de toute situation de victimisation qui aurait pu le rattraper ! Il fera de sa condition, très probablement douloureuse, un combat d’harmonie et de réflexion et il nous en livre le secret, lors de son discours de Stanford en 2005, après un parcours de vie assumé brillamment tant dans ses choix, ses amours et ses idéaux.
Citations de Steve Jobs :
«L’innovation, c’est une situation qu’on choisit parce qu’on a une passion brûlante pour quelque chose.»
«Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui.»
«Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure.»
«Soyez insatiables. Soyez fous.»
 «Voulez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée, ou voulez-vous changer le monde ?»
«Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.»
«Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.»
                     Steve Jobs  – Discours à Stanford en 2005
L’homme est riche de ce qu’il comprend, de ce qu’il partage et de ce qu’il laisse derrière lui. L’arbre de sa connaissance nous a quitté… il nous reste son fruit !

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Il me semble que l’on fait du mot surdoué une généralité et que peut être, ensemble, nous devrions y apporter quelques éclaircissements même si nous sortons des sentiers battus.

Tout d’abord, en ce qui me concerne, et après maintes réflexions, je préfère le mot HPE* et HPI*.

Le mot «surdoué» définirait l’ensemble puisque les HPI* et les HPE* fonctionnent selon le même mécanisme : pensée en ébullition constante, dix idées en même temps etc.

Et pourtant si nous les nommons tous deux surdoués c’est bien qu’à un moment ils sont semblables puis ils se séparent en deux groupes distincts (j’en parlerais dans un article traitant du sujet HPI/HPE à l’école).

Il y a quelques temps j’avais dit : les HPI fonctionnent avec leur tête et les HPE avec leur cœur. En continuant nos recherches, nous nous rendons à l’évidence que ce n’est pas aussi simple. Les HPE, pour eux c’est clair, tout ou presque, passe par le cœur.

Pour les HPI il y a une grande complication car étant d’un QI très élevé ils doivent en plus gérer cette intelligence affamée. Ce qui ne leur laisse pas beaucoup de manœuvre pour exprimer leurs émotions, puisque trop impliqués à vouloir garder le contrôle sur leur QI en demande. Alors, il n’y a aucune autre possibilité pour eux que de compresser leur émotionnel et de l’enfermer dans un bunker afin de le mettre à l’abri car trop de gestion intellectuelle et émotionnelle pourrait-être explosive.

Le HPI ignore ce fonctionnement qui le met dans un grand isolement puisqu’il a réprimé l’émotionnel afin de nourrir son intellect dont l’environnement l’a largement incité à exploiter.

–  Extrait du film Will Huntig réalisé en 1998 par Gus Van Sant  :

Dans cet extrait nous voyons Will gérer merveilleusement bien son QI élevé mais l’on voit également cette émotion enfermée en lui.

Le HPI enferme son émotion tandis que le HPE est enfermé par son émotionnel.

*HPI : Haut potentiel intellectuel      *HPE : Haut potentiel émotionnel

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Un jour au restaurant tandis que j’étais collée à mon animal, une jeune fille en compagnie de son amie m’a dit : « Il est plus facile de s’attacher à un animal qu’à un homme ». Cette petite phrase que j’ai gardée en mémoire et même en interrogation m’avait empêché de répondre : « On ne vend pas encore d’homme dans des hommaleries ! »

Après maintes réflexions, je ne pense pas que ce soit facile de s’attacher à un animal : Lacan décrivait bien l’amour pour un animal de compagnie comme un manque affectif que nous transférons.

Aussi, je crois que mieux vaut transférer ses manques affectifs sur son animal plutôt que sur un homme ou une femme.

L’animal nous aimera pour cela et nous le rendra avec un amour affectueux tandis qu’un homme, ou une femme, finissent toujours par quitter celui ou celle qui lui a fait supporter tout manque tel qu’il soit.

ActuAnimaux

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Tout laisse à penser que le surdoué serait une personne plus douée que les autres.
En poussant légèrement cette pensée, pourquoi ne pas supposer que le surdoué serait plus intelligent  et si l’on allait plus loin, seuls les surdoués sont intelligents !
Ils accumulent des informations, retiennent des chiffres dans un nombre impressionnant, répondent à toutes les questions dans l’instant !
Ils ont tous appris en lisant des textes simplement une seule fois, tout leur réussit !
Parce qu’lis ont un tel pouvoir de mémorisation, ils peuvent prétendre et accéder aux plus hauts postes, et puis pourquoi ne pas penser qu’à l’école ils étaient premiers dans toutes les matières, le bac à 15 ans et l’université en 1 an !
Mais nous sommes en pleine utopie !
Nous avons laissé notre imagination et ignorance répondre à notre insu à cette identification du mot, sa racine et sa dénomination.
Quittons cette fantaisie et essayons de comprendre ce qu’est un surdoué ;
Qu’est-ce réellement un surdoué ?
De nombreuses études scientifiques  avec IRM démontrent que le fonctionnement du cerveau du surdoué est différent des autres cerveaux, mais laissons les scientifiques en parler, ils le font mieux que nous.
Le surdoué n’est évidemment pas ce que le mot surdoué laisserait à penser de prime abord.
Mais ce terme est installé et nous devons nous en  expliquer  plutôt que d’essayer de le changer, ce qui pourtant ferait bien moins peur aux parents,  aux enfants et même aux adultes surdoués.
Le surdoué est une personne qui fonctionne dans une logique différente. Ce qui paraît évident pour les uns,  ne l’est absolument pas pour un surdoué.
Tout d’abord, il est  extrêmement sensible. Je dirais même qu’il n’est que sensibilité !  Cela l’engage constamment vers des émotions exagérées au regard des autres.
Il perçoit toutes les sensations qui émanent des sens, c’est-à-dire le contraire du raisonnement.
L’émotionnel ne se contrôle pas, il est dirigé par ses sens instinctifs comme un animal.
Ceci fait déjà du surdoué un être fondamentalement différent des autres. Mi-homme, mi-animal !
De plus,  le surdoué a une pensée constamment dans la réflexion, son cerveau ne s’arrête jamais de réfléchir !
Et même sa façon de penser est  différente, puisqu’il passe d’une idée à l’autre,  puis revient sur le premier point  tout en enclenchant d’autres idées.
Ces deux principes de pensée, émotionnel incontrôlé et réflexion effervescente, font de lui un être idéaliste….. !
Le surdoué est un instinctif qui agit dans l’intérêt de  ses sens.
De ce fait, il est souvent perçu,  par le regard des autres,  comme une sorte d’enfant capricieux.
Et il est doté d’un 6°sens, comme un don de médiumnité, qui pourtant  lui fait si peur.
Mais de surcroît, sa sensibilité animale, sa réflexion en ébullition le pousse à pressentir tous les dangers. Constamment dans la projection, il présent ce danger sur d’éventuels évènements à venir,  ce qui, ici encore,  lui fait très peur.
Son instinct et sa sensibilité lui font ressentir ce que les autres ressentent.
Il est comme une éponge de l’autre.
Et pour ces motifs, le surdoué ne sait pas faire du mal aux autres.
Trop souvent, il privilégie le ressenti de l’autre à son propre détriment.
De ce fait, il apparaît comme un vrai gentil, ce qui lui occasionne beaucoup de moqueries.
Sa compréhension : le surdoué n’entend que les paroles du cœur, que l’on nomme l’affect.
Comme si tout discours raisonné, raisonnable, rationnel, lui serait inaccessible, et surtout le violenterait dans son émotivité, ce qui le laisse apparaître sous le regard des autres comme un être « bête ».
Et le surdoué finit par se mettre en marge d’une société  pour s’en protéger, puisque, tout ce qui lui est imposé et qui ne passe pas par l’affect le fait souffrir.
Mais si le surdoué est  victime de son émotionnel, il doit apprendre à l’utiliser et non s’en laisser envahir.
Utiliser ses sens, c’est  se diriger vers la créativité sous quelle forme que ce soit.
Lorsque qu’il canalise son affect, son cerveau en ébullition constante le mène souvent vers des travaux de recherche, puisqu’il décortique les problèmes et les solutions dans tous les sens, il apparaît, alors,  comme  un être extrêmement brillant dans ses choix !
Mais le surdoué est rempli de paradoxes, puisque constamment confronté entre son choix émotionnel et son désir,  il reste dans une sorte de trouble, d’où il a du mal à s’extraire.
Sa notion de faire plaisir à l’autre est perpétuelle.
Pour un surdoué, se faire plaisir c’est « ça me fait plaisir de te faire plaisir ».
Et pourtant, dans la souffrance  de sa différence, il peut apparaître comme égocentrique.
S’il ne se connaît pas, il cherchera en vain le pourquoi du comment de cette souffrance, ce qui agace les autres.
En réalité, il est simplement centré sur le « pourquoi je souffre ?».
Et enfin, le surdoué est lié, il a beaucoup de mal à être dans le détachement, c’est-à-dire coupé des liens affectifs dont il a besoin de se nourrir….Comme un enfant !
Le surdoué est donc un être extrêmement sensible, doté d’un 6° sens, et s’il apparaît au regard des autres comme infantile, il n’en est pas moins extrêmement brillant !
Hier, tandis que je déjeunais au resto, un jeune homme commande un café au bar. Le serveur lui demande : « Vous prenez du sucre ? » Le jeune homme répond oui, puis non, puis oui et finalement il s’assoit non loin de moi. Je me suis murmurée : « on dirait un surdoué » . Finalement nous avons eu une longue conversation. Il m’a dit : « Oui, je suis surdoué, mais comme je me suis couché très tard, je n’arrive pas à mettre les filtres sociaux ! »

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