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Posts Tagged ‘psychanalyse’

Dans cet interview, Raymonde Hazan souligne l’importance d’identifier un surdoué afin de lui éviter un parcours inadapté à sa particularité.

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Être surdoué est-il une maladie ? Non mais cela peut nous rendre malade !

Dans les années 80 aucun psy n’identifiait un surdoué. Dans ces années là on parle de dépression, de ces maladies honteuses dont on doit se cacher, on fait semblant, on s’accroche, on tente désespérément de faire comme tout le monde… et je plonge dans l’agoraphobie.

Durant plus de 20 années, je vais chercher, apprendre, écrire, fouiller, observer, analyser et je n’aurais de cesse de dire : «Mais c’est quoi ma maladie ?»
Devenue psychanalyste, je passe plus de temps à réfléchir et chercher plutôt que de passer des heures à consulter et enfin je mets au point ce que j’ai appelé « l’analyse intensive ».

Puis j’arrive à la conclusion que les patients que j’ai reçu, ceux avec qui j’ai aimé travailler étaient en fait des surdoués !

Lorsque je refais un point sur ce que j’avais attendu et demandé à mes psy, vers les années 90, et qu’ils m’avaient pertinemment refusés, je comprends alors que « l’analyse intensive » est l’analyse appropriée aux surdoués.

Si Freud dit : «un patient est unique» et Lacan évoque : «chaque patient est un cas différent», je constate que les surdoués ont la même demande, à savoir :

– On ne veut pas d’un psy qui nous écoute sans nous expliquer,

– On ne veut pas que la séance soit interrompue quand le psy l’impose,

– On veut pouvoir manger son croissant avec un café ou déjeuner avec son psy si on a faim,

– On veut que celui-ci soit super intelligent car on a peur qu’il ne puisse pas nous venir en aide,

– On ne veux pas payer une séance à laquelle on a pas pu assister,

– On ne veux pas que notre psy parte en vacances et nous plante,

– On éprouve le besoin de le tester pour être sûr qu’il nous écoute et être sûr qu’il s’intéresse à nous,

– On ne veut pas qu’il nous reçoive pour notre argent.

Mais plus encore…

– On veut qu’il soit notre ami parce qu’à la finalité « il doit être notre semblable ».

Nous sommes loin de la déontologie de la psychanalyse traditionnelle !

Aujourd’hui je dis HPI et HPE ont la même demande, ils sont tous deux ce que l’on nomme des surdoués, ils veulent des séances guidées et non un savoir imposé, ils sont en sécurité lorsqu’ils ressentent notre instinct et notre intuition, ils ne veulent pas d’un psy qui les ramènent sans cesse vers la normalité, ils ont besoin… que nous soyons leur semblable… !

 *Séance d’écoute guidée avec Raymonde Hazan, rendez-vous au 0622837222

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La psychanalyse a pour objectif de faire prendre conscience au patient de ce qui est enfoui au plus profond de sa psyché.

Mais lorsqu’un choc émotionnel grave se produit dans la petite enfance, l’enfant dans une douleur insurmontable va occulter l’histoire afin d’en extraire la douleur qui l’accompagne.

Ceci est un phénomène courant mais qui entraine la mise en œuvre de symptômes violents, seul moyen pour notre inconscient de communiquer le message de l’histoire occultée. Les symptômes sont aussi violents que le choc subit.

« Pas de printemps pour Marnie » (film réalisé par Alfred Hitchcock), est, pour moi, la force du Maitre, qui, en douceur, dans un déroulement énigmatique, nous montre le cheminement des symptômes jusqu’à la source d’une histoire cruellement vécue.

Hitchcock reconstitue cette scène poignante où l’adulte recroquevillé en petite fille, accrochée aux barreaux de l’escalier de son enfance, comme aux barreaux de la prison de sa mémoire, va revivre l’effroyable histoire de cette nuit sanglante. Marnie réincarne même sa voix de petite fille.

Une vision effacée dont la mémoire a su garder les traces rouges du sang versé, seul indice de l’histoire occultée.

Peu à peu l’adulte retrouve sa vie de femme, quittant définitivement sa prime enfance et son cruel déroulement ; l’histoire est sortie de l’obscurité.

Les symptômes n’ont plus de raison d’être.

« Pas de printemps pour Marnie » est un chef d’œuvre qui nous montre que les symptômes graves sont souvent l’indice d’une histoire occultée.

Trailer (en anglais) du film « Pas de printemps pour Marnie », réalisé par Alfred Hitchcock

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 L’inconscient ne comprend et ne sait identifier que les mots simples, son entente est phonétique.

Lacan, qui pourtant élaborait des discours hautement intellectuels, en précisant :

« Je n’écris pas pour les idiots »

Reprendra, lui-même la phonétique des mots et des jeux de mots, il en est le grand créateur !

Mais je vais sans doute encore en faire hurler plus d’un si je dis :

– Le surdoué a un inconscient plus rapide que son conscient.

Son écoute est d’abord phonétique et pénètre  l’inconscient pour rejoindre le circuit conscient. C’est pour cela qu’il peut paraître « idiot » en première instance.

Nous avons tous un inconscient « très intelligent » et le travail de la psychanalyse est précisément de rendre conscient ce qui est accumulé dans notre partie inconsciente.

C’est pour cela que je dis que le surdoué fonctionne différemment, et que, pour tous ces motifs j’ai volontairement gardé un discours simple et des théories rigoureusement simplifiées.

Mais je peux entendre que certains HPI préfèrent les discours hautement intellectuels. Daniel SIBONY  était un grand adepte de ces discours ainsi que LACAN. Deux Maîtres à penser que certains peuvent lire. Pour ma part décoder « Télévision de Lacan » ou « Les douze séminaires de Lacan » a été un gros travail pour en tirer la simplicité des théories. (voir Les grands schémas de la psychanalyse)  

Et pourtant, tous deux grands Maîtres de la psychanalyse, n’ont-ils pas eu à simplifier leur discours face à leurs patients afin d’être entendu dans la partie la plus  mystérieuse du sujet…. « L’inconscient » ?

Elysabeth ROUDINESCO est pour moi l’historienne de la pensée psychanalytique dans une très grande richesse de simplicité…. !

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Ici je répondrais à tous ceux qui ont apprécié en écrivant :

«Raymonde HAZAN… vulgarisation de la psychanalyse… à la portée de tous…», (voir presse).

Mais aussi aux gorges chaudes qui semblent être scandalisées par la simplicité de mes écrits et discours.

Comme tous chercheurs, il nous faut des années de réflexions, de travail intense, de théories extrêmement complexes et compliquées que l’on fait, défait etc… Pour les rendre le plus simple possible, le plus accessible possible, le plus compréhensible, afin qu’elles soient à la portée de tous.

Je comprends que certains préfèrent l’élaboration d’un discours intellectuel sophistiqué, ce n’est pas mon cas et pour une raison très simple :

«L’inconscient ne comprend que les mots simples»

Si notre inconscient connaissait les mots, leur synonyme, la grammaire… Bref ! Larousse et Robert ! Cela signifierait que seuls les intellectuels auraient un inconscient accessible , ce qui n’est absolument pas le cas !

De plus, ce serait une injustice et surtout une pensée élitiste !

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Etre surdoué n’est pas une névrose ou une phobie.

Il n’y a donc pas lieu d’engager une thérapie, analyse ou psychanalyse pour un surdoué.

Sauf si effectivement notre surdoué souffre d’un symptôme du à un mal être psychique autre que le fait d’être surdoué.

Un surdoué peut avoir, comme tout un chacun, une névrose qu’il devra envisager, à sa convenance, de « soigner »…

Mais ensuite, il n’en reste pas moins vrai qu’il est surdoué.

C’est bien ici la complication de bien comprendre et de faire la différence entre la souffrance du surdoué et celle d’une personne névrosée.

Des points peuvent apparaître semblables, similaires ou confus.

La différence fondamentale entre un surdoué et une personne dans un dérangement affectif (névrose), c’est que l’un a besoin de comprendre pour grandir (le névrosé)(hormis les chocs émotionnels graves) et l’autre, notre surdoué doit comprendre et accepter que même s’il est adulte, il restera dans son cœur, toujours un petit enfant !

Par instant, c’est sa partie extrêmement brillante qui s’exprimera mais par d’autres moments, sa partie infantile, pleine d’humour et de tendresse, ne pourra pas être dans le refoulement.

C’est aussi simple que cela et aussi complexe, puisqu’il faudra évoluer avec ces différentes phases.

ALORS QUELLE CONSULTATION POUR UN SURDOUE ENDIFFICULTE ?

Le surdoué en difficulté est bien entendu un surdoué, non accepté par les siens.

C’est-à-dire qu’on le trouve bizarre, on se moque de sa façon d’être, on le pousse vers ces codes sociaux qui le font souffrir et…évidemment….il souffre…inutilement !

Consulter, pour un surdoué, c’est presque le parcours du combattant !

Trouver un psy qui n’engagera pas une psychanalyse traditionnelle et qui restera uniquement sur le terrain du surdoué…

Comment voulez vous qu’un psy non surdoué le comprenne et l’applique ?

Ceci devient en effet un très long débat. Mais mon expérience, mon parcours personnel que j’ai décrit dans « vos gueules les psys » et dont le titre à lui seul nous ramène à ce que les surdoués continuent de nous confier, confirmerait bien ce que j’en pense personnellement !

Pour ma part, il n’y a qu’un psy surdoué qui puisse remettre un surdoué en confiance.

Et pourquoi ne pas aller plus loin. J’ai même rencontré des personnes surdouées être reçues par des volontaires, surdoués qui n’étaient pas psychanalystes et qui pourtant s’en sortaient mieux que certains psy !

Oui, je sais, ceci va encore en en faire hurler plus d’un !

A vos plumes…

Pour conclure le sujet, je pense qu’il ne faut pas confondre psychanalyse ou analyse, avec le travail que nous faisons avec un surdoué (sans névrose, soyons bien clair) ;

Comprendre un surdoué, lui apprendre à s’entendre, s’écouter, s’accepter dans ses émotions et surtout comprendre qu’il devra s’en protéger ; Ensuite, lui faire entendre que ce qu’il n’aime pas faire, il ne pourra pas le faire, que ce qu’il ne désire pas, il ne pourra pas le conquérir…Et surtout ce qui lui fait peur, cette machine à penser infernale qu’il devra apprendre à faire tourner sur un support, etc…Pas facile de s’entendre dire : « Acceptez vous comme vous êtes », lorsque « les autres » vous ont démontré à quel point, vous étiez en état de faiblesse, ce qui contribuait à dissimuler vos capacités…Et elles sont si nombreuses !

LES DIFFERENTS SURDOUES : UNE AUTRE APPROCHE

Finalement, nous arrivons à la conclusion, encore à confirmer, que les agoraphobes seraient des surdoués refoulés.

Refoulé : qui ne s’accepte pas, qui lutte pour être comme les autres et évidemment n’y parvient pas, et qui s’acharne dans une « foule -de –RE », recommencer, ressayer, redire, etc…

Refoulement de sa personnalité.

C est pourquoi j’ai divisé les surdoués, selon leur degré de mal être à vivre, en 3 zones. Je m’en explique.

La Zone 1 :

Le surdoué accepté par sa famille, aimé, respecté, intégré et parfois même au sein de la même famille d’autres surdoués ou il peut s’y réfléchir…comme dans un miroir.

Celui-ci va bien, même très bien, au point de se demander si c’est réellement un surdoué !

Il est intégré socialement, il est zen, c’est celui que nous rêvons d’être !

Voyons ce que j’appelle la Zone2 :

C’est la zone intermédiaire, pour la comprendre, passons à la zone3.

Zone3 :

C’est le surdoué non accepté qui depuis petit voit bien qu’il n’est pas comme les siens, il ne ressent, ni ne perçoit les choses de la même façon et il essaie pourtant de rire quand les autres rient, il essaie de faire comme eux… Mais il n’y parvient pas !

Alors il va tenter de leur expliquer qu’il ne comprend pas pourquoi il n’arrive pas à réagir comme eux…et ce sont les moqueries.

Il vient de donner le bâton qui lui montrera dorénavant à quel point… Il est bête !

Peu à peu, il entre dans cette étrangeté de ne plus reconnaître les siens, mais le processus fonctionne différemment …Il ne se reconnait plus dans le regard des siens et il finit par ne plus se connaitre. Il vit dorénavant avec des personnes étrangères ou tout lui semble étrange.

Mais l’étranger, c’est lui, il se rétrécie pour se protéger de ce monde, mais parfois, il se sent plus grand qu’eux, et de rétrécissement en plus grand, il est entré dans ce que Lacan appelle « le monde de la mère », la bulle ou il s’enferme pour se protéger, et pour moi il est dans «  le syndrome d’Alice au pays des merveilles! »

Bref, il est agoraphobe.

Ceci est la Zone3.

Et vous vous en doutez, il faudra lui tendre la main, réapprendre à lui donner confiance au monde, puis à lui, pour qu’enfin il puisse sortir de sa bulle, du monde de la mère, et pour ainsi dire, refaire une seconde naissance.

Plus exactement, les premiers pas vers sa vie de surdoué !

Revenons à la Zone2.

Zone2 :

C’est évidemment l’intermédiaire enter la zone1 et la zone3, le surdoué, accepté mais pas trop compris, aimé mais qui dérange un peu, intégré mais pas trop.

Agoraphobe ? Non, mais ADP certainement par moment. (adp : attaque de panique)

En classant les surdoués en trois zones, on peut, ainsi, mieux comprendre pourquoi ils peuvent être si différents, l’approche est également différente.

« La thérapie » pour un surdoué, n’a donc rien à voir avec les thérapies traditionnelles, puisque quoi qu’il en soit le surdoué, en zone 1,2 ou 3 est tout en émotion et toute raison, raisonnable, raisonnement… lui sont insupportables !

 

 

 

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MICHEL ONFRAY

Et bien pas très brillant Onfray chez Ruquier !Onfray, c’est quoi son problème ?

En voilà un homme cartésien, terre à terre, qui singe la psychanalyse en allant chercher des textes je ne sais où !
Primaire sans aucune émotion, démuni de toute logique car enfin Onfray c’est quoi votre problème ?

 

Quand on écrit deux livres sur la psychanalyse en dénigrant celle-ci, ce n’est plus être écrivain, c’est être acharné !

On vous a dit que vous aviez le désir de coucher avec votre mère, etc…

Les psy….une affaire juteuse…

Et bien voilà l’exemple même, quand un psychanalyste ne fait pas son travail, grâce à Michel Onfray, on peut au moins en évaluer les dégâts !

Son psy ?

Freud ?

Ou tous les psy ?!

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