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Posts Tagged ‘prison’

Le surdoué n’a de cesse de vouloir faire comme les autres… oui, je sais pas tous…
Et oui, ce serait tellement mieux d’avoir les mêmes envies, au même moment.
Tout serait plus simple si les paramètres extérieurs ne nous touchaient pas, si l’on pouvait prendre le métro à 6h du soir en danser coller, se jeter à corps perdu dans un bain de foule, se lever le matin sans réfléchir et ne penser qu’à soi…
Ce serait tellement bon de partir en août sur les autoroutes bondées de monde où l’on se tient bien chaud.
Tous ensemble, dans le même espace, les mêmes idées, les mêmes temps, les mêmes vents de tendance, la même mode, la même réflexion, dans le même sens, la même direction… une seule directive… celle des autres… !
Mais pour un surdoué c’est une véritable prison !
S’enfermer dans l’autre au point de ne plus sentir sa différence.
Se vivre des désirs de l’autre pour ne plus subir les vibrations de ses aspirations.
Habiter l’autre au point de ne faire plus qu’un pour qu’enfin on nous dise:
 » C’est bien. »
Se lever le matin satisfait de son chemin et se dire que l’on remettra cela demain.
Se satisfaire de la situation et penser que nous sommes à l’honneur…
Mais… il faut arrêter de lutter contre le bonheur !

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La psychanalyse a pour objectif de faire prendre conscience au patient de ce qui est enfoui au plus profond de sa psyché.

Mais lorsqu’un choc émotionnel grave se produit dans la petite enfance, l’enfant dans une douleur insurmontable va occulter l’histoire afin d’en extraire la douleur qui l’accompagne.

Ceci est un phénomène courant mais qui entraine la mise en œuvre de symptômes violents, seul moyen pour notre inconscient de communiquer le message de l’histoire occultée. Les symptômes sont aussi violents que le choc subit.

« Pas de printemps pour Marnie » (film réalisé par Alfred Hitchcock), est, pour moi, la force du Maitre, qui, en douceur, dans un déroulement énigmatique, nous montre le cheminement des symptômes jusqu’à la source d’une histoire cruellement vécue.

Hitchcock reconstitue cette scène poignante où l’adulte recroquevillé en petite fille, accrochée aux barreaux de l’escalier de son enfance, comme aux barreaux de la prison de sa mémoire, va revivre l’effroyable histoire de cette nuit sanglante. Marnie réincarne même sa voix de petite fille.

Une vision effacée dont la mémoire a su garder les traces rouges du sang versé, seul indice de l’histoire occultée.

Peu à peu l’adulte retrouve sa vie de femme, quittant définitivement sa prime enfance et son cruel déroulement ; l’histoire est sortie de l’obscurité.

Les symptômes n’ont plus de raison d’être.

« Pas de printemps pour Marnie » est un chef d’œuvre qui nous montre que les symptômes graves sont souvent l’indice d’une histoire occultée.

Trailer (en anglais) du film « Pas de printemps pour Marnie », réalisé par Alfred Hitchcock

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