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Posts Tagged ‘personnage’

Ils en parleront mieux que nous….

Je voudrais juste me souvenir du couple Taylor-Burton que j’ai du citer en exemple des dizaines de fois. Ce couple unit dans la vie comme au cinéma.

Pouvons-nous avoir meilleurs comédiens que ces deux compères symboliquement imbriqués dans une vie où l’un ne pouvait exister sans l’autre ?! Parfaite représentation d’un état de totale dépendance de l’un et l’autre.

Couple de l’amour, deux personnalités fortes et puissantes qui ne cesseront de s’aimer de cet amour destructeur qui unit les grands de ce monde où parfois l’espace est trop petit à deux.

Alors, ou l’on s’imbrique en un seul et même personnage pour engendrer une totale fusion ou bien l’espace symbiotique est trop étriqué pour deux monstres sacrés et cela devient un enfer. Bouffer l’autre d’amour ! S’engouffrer en lui pour en jouir ! Mais le détruire plutôt que de le voir avec une autre ou un autre près de lui ou à côté d’elle. Les mêmes rituels que Roméo et Juliette qui eux se laissaient glisser en douceur vers l’amour, près à s’enliser et ne plus rien maîtriser, au contraire de Taylor et Burton qui jusqu’au bout voulaient tellement se prouver qu’ils pouvaient se détacher pour ne plus s’aimer, comme pour s’accorder une dernière preuve de cet amour dont les liens les tenaient unis comme deux monstres sacrés trop imposants pour se contenter comme les autres… de s’aimer.

Finalement, une lueur d’espoir qui me laisse à croire que si un autre monde existe, Taylor a rejoint Burton.

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 Un surdoué pas comme les autres… avec «des petits trous toujours des petits trous»… il  a du s’imposer avec ses oreilles en feuilles de choux. Ses débuts ne font pas fureur mais le rythme et les paroles s’intègrent profondément dans nos cerveaux ! 

Extrêmement sensible, il se cache derrière l’image d’un personnage froid et distant.

Peu a peu il se dissimule au travers d’une fumée blanche, une façon de se donner de l’assurance.

Provocateur, en pleine émission, il brûle un billet de 500 francs. Cela fera scandale, normale, la presse s’en empare ! Et pourtant, ce soir là, certains avaient bien compris ce qu’il avait voulu dire : «L’argent ne fait pas mon bonheur», « Je ne gagne pas du fric sur votre dos», «Je ne fais pas cela pour du fric», etc. etc. Évidemment, ce ne sera pas interprété comme cela, un surdoué ne pouvait pas s’en douter !

Et si Dieu créa la femme, Gainsbourg créa les femmes. Inutile de les nommer. Mais ce qui m’avait interpellé, c’est qu’il me semble qu’il avait été le premier à faire rire aux éclats Catherine Deneuve en pleine télé. Et Gainsbourg fera chanter les femmes dans les mélodies les plus sensuelles.

Cette intelligence particulière voudra lui faire partager le message du père amoureux. La presse s’en emparera encore une fois pour dénoncer une pensée incestueuse. Mais les bons pères de «fille a papa» le sont tous ! L’érotisme du père pour sa fille (tout comme l’érotisme de la mère pour son fils) est un principe bien spécifique que nous développons en psychanalyse : «Erotisation sans connotation sexuelle».

Ainsi, Gainsbourg assume sous le regard des autres sa place de père, sa fille aussi. Et pour lui, ce fut une très belle déclaration d’amour d’un père à sa fille. Force et assurance garantie pour Charlotte, même si les  » I am choking  » étaient de sortie !

Gainsbourg, c’est aussi ce juif de l’Est en recherche d’identité.

Créateur inné, réussite incontestée, Gainsbourg est resté dans cette solitude du surdoué où la blanche fumée et le sang de la vigne l’ont accompagné jusqu’à l’emporter, ce qu’il avait probablement ébauché.

Serge s’est envolé… Gainsbourg nous est resté.

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