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Posts Tagged ‘mère’

Ce matin, juste avant que la pluie ne déferle sur la capitale, en pleine grisaille, devant l’épicerie où je me rendais pour la nourriture de mes chiens :
– « Mais je n’en peux plus de ce chien, je dois lui trouver une garde… Je le prendrais de temps en temps… Les canapés sont tout blanc…il perd ses poils…. »
Je me demande ce que cet homme, les bras chargés de courses, raconte tandis que sa petite fille tient de ses mains sa trottinette et son chien au bout d’une laisse à rallonge qui coupe le passage d’une mamie que je rattrape au vol afin que celle-ci ne s’étale pas sur le carrelage du magasin et que tout ce petit monde ne finisse aux urgences ou au commissariat !
Je demande à ce monsieur pourquoi il semble désespéré à ce point.
Alors, il m’explique qu’entre ses ados qui ne suivent plus les cours régulièrement et sa petite, le chien est un danger, un criminel, s’exclame t-il !
J’écoute ce père partir dans tous les sens, parler du chien comme d’un assassin qui lui tue sa vie. Il me confie qu’entre ses poils, sa gamelle, ses sorties, il n’en peut plus.
C’est une sorte de discours confus dans un brouhaha d’incohérence.
Et tandis qu’il s’accrochait à notre discussion je me permets de pousser l’histoire lui expliquant que je défends les animaux et que l’on ne peut pas prendre un chien et le donner ou le déposer. Il me rétorque, avec un peu d’humour tout de même que lorsque sa machine à laver ne marchait plus il l’a déposée sur le trottoir le jour des encombrants.
Mais un chien ce n’est pas une machine ?
Oui mais…
– « Mais où est la mère des enfants ? »
– « Elle travaille jour et nuit dans un hôpital », dit-il complètement accablé et impuissant.
Alors je crois comprendre que ce n’est pas avec votre chien que vous avez un problème, c’est avec votre femme !
-« Vous pensez pouvoir la déposer sur le trottoir ? »
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J’irais droit à la racine : nous ne devenons pas coupable mais nous le sommes de part la place que l’on nous a donné dès notre naissance et parfois même avant même notre conception !
De là, nous portons ce « virus culpabilité » qui peut se déclencher au cours de certains événements, ou bien rester en sommeil, ou encore être combattu.
Qui est contaminé ?
– Ceux qui dans leur enfance ont été des enfants créés pour qu’une femme puisse s’accomplir en tant que mère, sans plus,
– ceux qui ont étés créés pour garder un homme,
– ceux qui n’ont pas été désiré etc.
Tout cela sans intention de nuire, bien sûr.
Nous sommes coupables d’être là ou de ne pas être comme « ils » voudraient que nous soyons, ou nous n’avons pas procuré le désir tant espéré, et des tas d’autres situations ou « nous n’avons pas été… »
Se sentir coupable est une condamnation que l’on s’inflige à soi même, même si la situation le justifie.
Et puis, du : «Je me sens coupable, c’est ma faute, ma très grande faute», on s’enfonce dans une peine et un chagrin . On s’éloigne alors peu a peu de tout moyen de défense et on entre dans l’abnégation de soi au point de ne voir que ce voile qui rend flou une réalité devenue impossible. La culpabilité nous fait alors basculer dans la victimisation.
Lorsque Steve Jobs raconte qu’il est un enfant placé, car sa mère voulait, pour son fils, une famille qui lui permettrait de faire de grandes études, il exprime bien que cela n’était pas son souhait.
Et pourtant Steve Jobs aurait pu basculer dans la peine et le chagrin de par sa situation de naissance.
Alors ne nous a-t-il pas donné une belle leçon de vie lorsqu’il décide de ne pas faire ce qui était prévu mais de faire et d’assumer ses choix ?! Se propulsant en dehors de toute situation de victimisation qui aurait pu le rattraper ! Il fera de sa condition, très probablement douloureuse, un combat d’harmonie et de réflexion et il nous en livre le secret, lors de son discours de Stanford en 2005, après un parcours de vie assumé brillamment tant dans ses choix, ses amours et ses idéaux.
Citations de Steve Jobs :
«L’innovation, c’est une situation qu’on choisit parce qu’on a une passion brûlante pour quelque chose.»
«Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui.»
«Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure.»
«Soyez insatiables. Soyez fous.»
 «Voulez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée, ou voulez-vous changer le monde ?»
«Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.»
«Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.»
                     Steve Jobs  – Discours à Stanford en 2005
L’homme est riche de ce qu’il comprend, de ce qu’il partage et de ce qu’il laisse derrière lui. L’arbre de sa connaissance nous a quitté… il nous reste son fruit !

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Que devrions nous dire ? La place de la femme, une place de femme, la femme à sa place, une femme en place ?

Est-ce que la femme est déplacée ou bien serait-ce que nos hommes nous trouvent déplacées ?

oui, bien sûr, j’en entends quelques unes dire :

 » Oh ! ce n’est pas pour moi ! » Vous savez ce genre de femmes qui trouvent que le monde tourne rond parce qu’elles se font croire que le monde tourne autour de leur monde…

Parlons de la femme. Lacan aurait détesté ce discours, il disait : « Les femmes ».

Je parle de « la femme » celle qui dans le reportage pour 100%  Mag, émission diffusée sur M6, se rend, seule, chez son garagiste pour une réparation : facture 1700€, pour Monsieur, seul, même facture : 80€ !

Je parle de la femme , celle qui en 1968, oui je sais cela fait après guerre, il n’en reste pas moins vrai qu’aujourd’hui elle perd peu à peu ses droits sous la loi des hommes.

Et pourtant les femmes sont partout : dans la police, médecine, politique, Elles sont sapeurs-pompiers, pilotes de ligne… vaisselle, maternité , Auchan, Leader Price ou Lidl sans oublier ED… Ah non ! Il y a aussi nos consœurs, ferventes de la machine à pain, à pâte fraiches et aux jus naturels.

Dans un monde où l’on veut encore nous faire croire que la femme occupe une place, sa place et qu’elle est en place, dans un monde qui me parait de plus en plus phallocrate et machiste, il serait bon de se rappeler que la terre est ronde et qu’elle reprendra ses droits.

Aucun homme ne pourrait mener le monde sans que celui-ci lui rappelle que quoi qu’il fasse ou dise ses deux «mers» sont : celle qui l’a mise au monde et celle qui l’a accueillie dans son monde…

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Et bien nous y voilà ! Nos prédateurs aussi…

Le HPE, bien dans ses baskets a toujours envie de quelque chose. Nous les psy nommons cela être dans le désir. Et Le HPE exprime ses envies et désirs à tout va, si cela en agacent certains, hélas, d’autres les recherchent et les HPE deviennent des proies faciles.

Mais pour bien comprendre nous devons revenir vers le monde de la mère de Lacan dont la théorie est :

– le premier objet de désir de l’enfant est sa mère.

Le symbole de la mère : faire don de soi sans attendre de retour c’est à dire générosité.

Hors le HPE est paternaliste, symbole du père : haute protection, c’est à dire protéger l’autre.

Retenons donc cette différence entre la symbolique de la mère et celle du père, qui est d’une nuance capitale et revenons à nos HPE envahis de leurs envies et désirs.

Certaines personnes incapables d’accéder à leur désir ne vont pas hésiter à mettre leur emprise sur une personne qui, elle, exprime ses envies et désirs à tout bout de champ.

C ‘est ici que le HPE, généralement, est perçu comme une proie idéale.

Le HPE a l’impression de « partager » ses désirs alors que l’opportuniste a l’illusion « d’être » dans son désir… Mais il est dans le désir de l’autre.

L’histoire peut durer un moment, parfois plusieurs années. Mais un jour, notre opportuniste prend conscience que ce ne sont pas ses désirs. Il commence à confondre quitter l ‘objet du désir et quitter l’objet de son désir. Le premier étant le petit enfant encore accroc à sa maman et le deuxième celui qui aurait dû lui procurer du désir et qui bientôt va le laisser dans la frustration la rage et.. la haine. Il entre alors dans la confusion et ne peut ni couper, ni se séparer du HPE envahit de désir. Aussi va-t-il tenter de le détruire pour s’en séparer.

Le HPE reçoit la haine de l’autre et naturellement il ne comprend pas cet acharnement qui souvent dure un certain temps. Le HPE très paternaliste va essayer de s’expliquer et de vouloir comprendre. Ce qui crée l’effet contraire, l’autre s’acharne à la destruction afin de rompre, dans sa tête, ce lien à la mère.

Le HPE se retrouve… provisoirement, détruit tandis que son opportuniste s’éloigne sans pour autant s’éloigner de sa haine.

Si cela est un schéma classique dans un couple ou le petit garçon veut détruire sa femme parce qu’il a transféré l’image de sa mère , pour les HPE cela arrive souvent alors qu’ils ne sont pas forcément en couple. La différence comme je m’en expliquais au début c’est que le HPE est paternaliste et que pour ces motifs son opportuniste ne peut le détruire que très provisoirement… Je vous l’affirme !

En attendant, ils n’auront de cesse à vouloir notre peau… beaucoup plus ancrée aux désirs, que la leur…

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Lorsque Freud écrit Totem et Tabou il explique bien comment l’inceste fut aboli : chaque tribu avait un Totem qui la représentait et toute tribu « du même Totem » ne pouvait plus avoir de contact sexuel entre elles. Cela devenait Tabou. Le Totem sera remplacé par le nom de famille. Autrement dit, aujourd’hui, exercer un acte ou touché sexuel à l’intérieur d’une famille ou tout membre s’y rattachant est interdit et condamnable.

Nous connaissons l’inceste du père sur sa fille mais il y a aussi, les frères et sœurs, les meilleurs amis de la famille, le papy sur les petits enfants, les garçons comme les filles ne sont pas épargnés.Un père incestueux qui touche sa fille dira vouloir lui enseigner « l’acte amoureux ». C’est pour cela que les petites filles ne voient pas le mal ( ni le mâle ) arriver. Ce sont « des malades mentaux ». Ils doivent être arrêtés par la justice et être dirigés vers des soins appropriés. Mais les mères de ses enfants sont-elles innocentes? Si l’enfant vie difficilement la condamnation du père, il supporte rarement la condamnation de sa mère car, effectivement, dans ce cas il n’a plus de famille.

La chanteuse Barbara déclame avec une grande émotion sa chanson :

– Et soudain surgit un aigle noir…..

Son psy avoue, après la mort de Barbara, que l’aigle noir n’était autre que son père.

Le drame de l’inceste est vécu bien des années plus tard, lorsqu’il ou elle, face à sa vie, découvre combien leur vie amoureuse est violemment amputée.

Le sujet, bien que concentré ici, serait incomplet si nous ni ajoutions pas la transgression (dépassé les limites de l’interdit) des hommes en robes : avocats, médecins, professeurs etc.. Un médecin ou avocat qui se permet une relation avec une de ses patientes est dans un acte de transgression. plus précisément : abus de faiblesse, puisque dans son bureau il a le pouvoir de sa connaissance, il ne peut abuser d’aucun autre pouvoir.

Alors restons vigilant et attentif. Pour autant, nous ne devons pas devenir parano, avoir peur et se méfier de tout et de tout le monde.

Il est essentiel d’apprendre à son enfant que son corps lui appartient !

Et je voudrais dire aux mères qui prétendent ne rien avoir vu ou ressenti lorsque le père rendait visite à leur fille : souvent l’enfant tente de parler, d’en parler, c’est ici que le drame commence, les enfants ne sont pas entendus.

Éviter ces situations c’est être à l’écoute de son enfant

Mais il serait injuste de finir ce sujet sans parler des abus.

Abus de quelques enfants sordides, mais aussi de mères sans foi ni loi qui n’hésitent pas à accuser le père d’inceste sur son enfant juste pour en extirper la garde et les biens.

Le drame de l’inceste est extrêmement difficile à élucider, mais il y a des signes que les professionnels et spécialistes savent détecter, afin que les faits soient ou non confirmés .

Aussi, observez vos garçons et vos filles afin de les préserver en maintenant dialogue, confiance et complicité.

Un enfant n’est pas une fleur sauvage qui pousse et grandit seul dans un jardin à l’écart du monde…..

A consulter : Interview pour le magazine psychologie :

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Nombreux sont ceux qui se souviennent de ce premier jour de maternelle.

Évidement, comme toujours il y a les grandes exceptions : « Les heureux des bancs de l’école ! » … Ce ne fut pas mon cas.

Et certains gardent dans leur cœur, comme un souvenir indélébile… « Le premier pain au chocolat qui nous a séparé de maman »……

Ce jour là, nous avions monté quelques marches pour arriver dans cette grande salle où tout le monde hurlait, pleurait. C’était sans doute des enfants de mon âge mais je me demandais ce que je venais faire ici, tandis que ma mère blottissait sur mon cœur tout son amour dans un petit pain au chocolat. C’est là que j’ai pris conscience que les grands nous prenaient pour des imbéciles et qu’avec les petits de mon âge nous ne percevions pas les choses de la même façon.

Pour moi la souffrance de l’école a commencé ce jour là … Par un petit pain au chocolat !

Clin d’œil à ceux qui s’en souviennent !

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C’est ce que nous avons appelé « l’époque Dolto »:

« On ne réprimande plus un enfant… On lui explique ».

Mais cela va créer un mauvais mélange puisqu’à la même époque la femme proclame ses droits. Résultat le divorce s’installe et l’enfant roi… aussi!

Les mères divorcées voient grandir leur progéniture ….l’enfant roi a tous les droits, les femmes aussi, quand aux mères elles ont perdu tout pouvoir !

la mère joue le rôle du père et à l’heure du fameux complexe d’ ‘Oedipe :

« Je tue mon père pour couvrir ma mère  »

Ce qui signifie :

Je démuni mon père de son pouvoir pour retourner dans le monde de la mère (dixit Lacan) et bien c’est  » le grand bord’elle »

L ‘enfant tue, situation oblige, celle qui a pris la place du père et tente désespérément de retourner vers sa mère.

La confusion s’installe, l’enfant roi n’a plus de repère , il entre en dualité avec sa mère pour se libérer du père.

Ainsi, ces mères désespérées qui disent avoir tout donné se retrouvent en sanglot dans nos bureaux, mais… où sont les pères ?

La seule solution c’est de quitter son tablier, quitter la place du père qui sécurise l’enfant (matériel) et prenez du recul sur votre rôle de mère (maternel).

Reprenez hauts talons et bas nylon !

La coupure joue en votre faveur, le temps fera le reste, votre fils apprendra à grandir et vous à reprendre votre vie de femme… Hélas, souvent dans les larmes.

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