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Posts Tagged ‘lacan’

Maintenant nous pouvons considérer qu’il existe trois groupes de surdoués :
– Les jeunes que « le social » commence à accepter, ils ont entre 3 et 15 ans,
– Les grands ceux qui n’ont pas été  identifiés assez tôt mais en cours de re-cheminement,
– Et… les seniors.
Comme bien entendu, je parle de ceux qui sont en difficultés… pas des autres… bien sûr.
Mais quelque soit le groupe, l’âge, le parcours, le milieu etc… Tendre la main à un surdoué est presque le parcours du combattant.
Timide, honteux, caché… Nous avons du mal à nous apprivoiser !
Alors pourquoi autant de méfiance ?
Le surdoué à appris à vivre caché, masqué, voilé. L’apprivoiser n’est pas une mince affaire. En société nous sortons les masques.
Entre nouveaux amis nous restons timidement voilés. Avec nos anciens copains il y a bien longtemps que nous sommes cachés, trop peur de perdre ce que nous avons convoités : leur amitié.
Alors pourquoi et comment un surdoué se dévoile-t-il ?
Au delà de la problématique de confiance qui est d’un autre compartiment, le surdoué pour se dévoiler à grand besoin de retirer le voile opaque qu’il a déposé sur les Autres, les autres…
(Lacan parlaient des Autres: nos parents et des autres: les autres…)
Lorsque peu à peu il ose faire glisser ce voile opaque qui laisserait apparaître une réalité effrayante, le surdoué a besoin de temps pour s’apprivoiser face à des personnes, des situations qui lui furent extrêmement douloureuses et qu’il avait volontairement mais inconsciemment voilées pour ne laisser transparaître qu’une réalité modifiée pour qu’elle en devienne acceptable.
Se donner le droit de s’imposer en tant que surdoué, c’est accepter de dévoiler notre regard sur les autres et s’apprivoiser d’une réalité qui nous fait si peur.
Une vérité voilée nous empêche de nous découvrir …

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Pourquoi les rencontres entre surdoués sont-elles favorables ?
Lorsque je parle de surdoués je parle de HPI et HPE.
Freud parlait de la tribu comme « la grande famille » .
Lacan reprendra en parlant de « l’attribut » ce qui nous est attribué.
Le surdoué par définition est extrêmement attaché à sa famille. Si celle-ci le rejette il se retrouve en grande difficulté affective.
C’est alors que les surdoués entre eux vont former une sorte de tribu selon la définition de Freud qui va devenir pour eux une grande famille où les personnes rencontrées leur sont familières.
De plus, entre surdoués, les rencontres sont démunies : de jugement, de culpabilité, d’irrecevabilité, de moqueries, d’hypocrisie, de contraintes. Les surdoués peuvent être eux-mêmes, puisqu’ils sont entre semblables,  ils se sentent en grande confiance.
Cela leur permet d’être dans l’échange mais au-delà de tout, ils se ressourcent et retrouvent confiance en eux. De ce fait, ils peuvent apprendre à mieux se protéger de personnes malveillantes ou de personnes qui ne les comprennent pas, tout
simplement . La tribu, selon Freud devient la grande famille elle est  aussi un repère ou tout ce qui nous fut « attribué », selon Lacan, peut être échangé en toute simplicité sans aucun complexe ni mal-être !

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Être surdoué est-il une maladie ? Non mais cela peut nous rendre malade !

Dans les années 80 aucun psy n’identifiait un surdoué. Dans ces années là on parle de dépression, de ces maladies honteuses dont on doit se cacher, on fait semblant, on s’accroche, on tente désespérément de faire comme tout le monde… et je plonge dans l’agoraphobie.

Durant plus de 20 années, je vais chercher, apprendre, écrire, fouiller, observer, analyser et je n’aurais de cesse de dire : «Mais c’est quoi ma maladie ?»
Devenue psychanalyste, je passe plus de temps à réfléchir et chercher plutôt que de passer des heures à consulter et enfin je mets au point ce que j’ai appelé « l’analyse intensive ».

Puis j’arrive à la conclusion que les patients que j’ai reçu, ceux avec qui j’ai aimé travailler étaient en fait des surdoués !

Lorsque je refais un point sur ce que j’avais attendu et demandé à mes psy, vers les années 90, et qu’ils m’avaient pertinemment refusés, je comprends alors que « l’analyse intensive » est l’analyse appropriée aux surdoués.

Si Freud dit : «un patient est unique» et Lacan évoque : «chaque patient est un cas différent», je constate que les surdoués ont la même demande, à savoir :

– On ne veut pas d’un psy qui nous écoute sans nous expliquer,

– On ne veut pas que la séance soit interrompue quand le psy l’impose,

– On veut pouvoir manger son croissant avec un café ou déjeuner avec son psy si on a faim,

– On veut que celui-ci soit super intelligent car on a peur qu’il ne puisse pas nous venir en aide,

– On ne veux pas payer une séance à laquelle on a pas pu assister,

– On ne veux pas que notre psy parte en vacances et nous plante,

– On éprouve le besoin de le tester pour être sûr qu’il nous écoute et être sûr qu’il s’intéresse à nous,

– On ne veut pas qu’il nous reçoive pour notre argent.

Mais plus encore…

– On veut qu’il soit notre ami parce qu’à la finalité « il doit être notre semblable ».

Nous sommes loin de la déontologie de la psychanalyse traditionnelle !

Aujourd’hui je dis HPI et HPE ont la même demande, ils sont tous deux ce que l’on nomme des surdoués, ils veulent des séances guidées et non un savoir imposé, ils sont en sécurité lorsqu’ils ressentent notre instinct et notre intuition, ils ne veulent pas d’un psy qui les ramènent sans cesse vers la normalité, ils ont besoin… que nous soyons leur semblable… !

 *Séance d’écoute guidée avec Raymonde Hazan, rendez-vous au 0622837222

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Que devrions nous dire ? La place de la femme, une place de femme, la femme à sa place, une femme en place ?

Est-ce que la femme est déplacée ou bien serait-ce que nos hommes nous trouvent déplacées ?

oui, bien sûr, j’en entends quelques unes dire :

 » Oh ! ce n’est pas pour moi ! » Vous savez ce genre de femmes qui trouvent que le monde tourne rond parce qu’elles se font croire que le monde tourne autour de leur monde…

Parlons de la femme. Lacan aurait détesté ce discours, il disait : « Les femmes ».

Je parle de « la femme » celle qui dans le reportage pour 100%  Mag, émission diffusée sur M6, se rend, seule, chez son garagiste pour une réparation : facture 1700€, pour Monsieur, seul, même facture : 80€ !

Je parle de la femme , celle qui en 1968, oui je sais cela fait après guerre, il n’en reste pas moins vrai qu’aujourd’hui elle perd peu à peu ses droits sous la loi des hommes.

Et pourtant les femmes sont partout : dans la police, médecine, politique, Elles sont sapeurs-pompiers, pilotes de ligne… vaisselle, maternité , Auchan, Leader Price ou Lidl sans oublier ED… Ah non ! Il y a aussi nos consœurs, ferventes de la machine à pain, à pâte fraiches et aux jus naturels.

Dans un monde où l’on veut encore nous faire croire que la femme occupe une place, sa place et qu’elle est en place, dans un monde qui me parait de plus en plus phallocrate et machiste, il serait bon de se rappeler que la terre est ronde et qu’elle reprendra ses droits.

Aucun homme ne pourrait mener le monde sans que celui-ci lui rappelle que quoi qu’il fasse ou dise ses deux «mers» sont : celle qui l’a mise au monde et celle qui l’a accueillie dans son monde…

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Et bien nous y voilà ! Nos prédateurs aussi…

Le HPE, bien dans ses baskets a toujours envie de quelque chose. Nous les psy nommons cela être dans le désir. Et Le HPE exprime ses envies et désirs à tout va, si cela en agacent certains, hélas, d’autres les recherchent et les HPE deviennent des proies faciles.

Mais pour bien comprendre nous devons revenir vers le monde de la mère de Lacan dont la théorie est :

– le premier objet de désir de l’enfant est sa mère.

Le symbole de la mère : faire don de soi sans attendre de retour c’est à dire générosité.

Hors le HPE est paternaliste, symbole du père : haute protection, c’est à dire protéger l’autre.

Retenons donc cette différence entre la symbolique de la mère et celle du père, qui est d’une nuance capitale et revenons à nos HPE envahis de leurs envies et désirs.

Certaines personnes incapables d’accéder à leur désir ne vont pas hésiter à mettre leur emprise sur une personne qui, elle, exprime ses envies et désirs à tout bout de champ.

C ‘est ici que le HPE, généralement, est perçu comme une proie idéale.

Le HPE a l’impression de « partager » ses désirs alors que l’opportuniste a l’illusion « d’être » dans son désir… Mais il est dans le désir de l’autre.

L’histoire peut durer un moment, parfois plusieurs années. Mais un jour, notre opportuniste prend conscience que ce ne sont pas ses désirs. Il commence à confondre quitter l ‘objet du désir et quitter l’objet de son désir. Le premier étant le petit enfant encore accroc à sa maman et le deuxième celui qui aurait dû lui procurer du désir et qui bientôt va le laisser dans la frustration la rage et.. la haine. Il entre alors dans la confusion et ne peut ni couper, ni se séparer du HPE envahit de désir. Aussi va-t-il tenter de le détruire pour s’en séparer.

Le HPE reçoit la haine de l’autre et naturellement il ne comprend pas cet acharnement qui souvent dure un certain temps. Le HPE très paternaliste va essayer de s’expliquer et de vouloir comprendre. Ce qui crée l’effet contraire, l’autre s’acharne à la destruction afin de rompre, dans sa tête, ce lien à la mère.

Le HPE se retrouve… provisoirement, détruit tandis que son opportuniste s’éloigne sans pour autant s’éloigner de sa haine.

Si cela est un schéma classique dans un couple ou le petit garçon veut détruire sa femme parce qu’il a transféré l’image de sa mère , pour les HPE cela arrive souvent alors qu’ils ne sont pas forcément en couple. La différence comme je m’en expliquais au début c’est que le HPE est paternaliste et que pour ces motifs son opportuniste ne peut le détruire que très provisoirement… Je vous l’affirme !

En attendant, ils n’auront de cesse à vouloir notre peau… beaucoup plus ancrée aux désirs, que la leur…

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Évidement il y a d’abord les femmes du monde ! Nous pensons à elles puisqu’elles n’ont même pas accès « aux droits de l’homme ».

Alors je parlerais de la femme ici, en France.

Qu’est-ce qui a évolué ?

Rachida dit : « Fellation » On en fait toute une chanson ! Bravo Rachida, avant les femmes le faisaient, les hommes en parlaient, maintenant les femmes en parlent, les hommes…

Aussi, puisque c’est la journée de la femme, une femme vous parle des hommes, de ce machisme, phallocratisme en réactivité. Les femmes font toujours le ménage (oui sauf quelques unes bien sûr), les courses, elles préparent les enfants pour l’école, elles font carrière, non, c’est même plus carrière, c’est alimentaire ! Elles rentrent épuisées. Et les hommes aimeraient bien que leur femme soit là le soir, aimante, bandante ! Oui, elles n’y avaient pas pensé !

Alors, elles font comment ? Elles retournent au foyer ? Tandis que les autres font carrière en solo, inapprochables. Normal, les hommes sont des chasseurs, des conquérants qui ne reconnaissent plus leur terrain de chasse ! Mais c’est bizarre, car nous les femmes, à contrario, on aimait bien les hommes de carrière. Elles vous font peur ou vous les trouvez chiantes ?! Vous n’étiez pas chiants vous lorsqu’elles vous attendaient avec amour, après avoir rangé la maison, fait le ménage, coucher les enfants, préparer la table ?! Vous rentriez brandissant vos trophées de la journée, puis le dîner terminé vous murmuriez : « Chérie, je suis épuisé je vais me coucher ».

Bon, après la rétrospective des hommes mariés, parlons des hommes New génération !

I mail, I pad, I phone , I Book… C ‘est I Diot ! Mais en réalité, c’est qu’ils n’osent plus approcher les femmes I phone.

Les jeunes se marient et divorcent de plus en plus tôt.

Alors, pourquoi ce mal-être de la femme comme de l’homme ?

Je parlerais des droits et des interdits. Aujourd’hui on a le droit de tout faire et en même temps tout est dans l’interdit : « L’interdit barre le désir », dixit Lacan. Et bien nos désirs sont bien barrés !

Malgré la crise, la robotisation de l’homme comme de la femme est bien entamée.

Alors messieurs si vous lâchiez le I pour le L ?!

Le printemps arrive avec ses champs de blé et coquelicots, car enfin, comprenez que si une femme recherche un homme I phone, I pad et Irréprochable, c’est pour faire plaisir à papa maman (oui je sais tout le monde ne va pas être d’accord et c’est tant mieux) une femme préfère se rouler dans les foins, faire un pique-nique à deux ou passer un week-end dans une petite auberge en bordure d’un lac etc.

On vous avait promis la lune ? Mais revenez les pieds sur terre ! Le bonheur est à porté de main puisque le printemps revient !

Et pour la journée de la femme, ce serait bien que les hommes déposent leur I phone pour nous parler et nous faire une cour printanière.

Arrêtez de croire que l’on veuille vous dominer. Regardez, je vous fais la courte échelle ! Et comme chantait Juliette Greco : « Déshabillez moi… »

Journée de la femme : un message de femme pour les femmes et que les hommes reprennent une place d’homme pour qu’enfin la femme retrouve une paix fortement ébranlée.

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Un jour au restaurant tandis que j’étais collée à mon animal, une jeune fille en compagnie de son amie m’a dit : « Il est plus facile de s’attacher à un animal qu’à un homme ». Cette petite phrase que j’ai gardée en mémoire et même en interrogation m’avait empêché de répondre : « On ne vend pas encore d’homme dans des hommaleries ! »

Après maintes réflexions, je ne pense pas que ce soit facile de s’attacher à un animal : Lacan décrivait bien l’amour pour un animal de compagnie comme un manque affectif que nous transférons.

Aussi, je crois que mieux vaut transférer ses manques affectifs sur son animal plutôt que sur un homme ou une femme.

L’animal nous aimera pour cela et nous le rendra avec un amour affectueux tandis qu’un homme, ou une femme, finissent toujours par quitter celui ou celle qui lui a fait supporter tout manque tel qu’il soit.

ActuAnimaux

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