Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘histoire’

Ce matin, juste avant que la pluie ne déferle sur la capitale, en pleine grisaille, devant l’épicerie où je me rendais pour la nourriture de mes chiens :
– « Mais je n’en peux plus de ce chien, je dois lui trouver une garde… Je le prendrais de temps en temps… Les canapés sont tout blanc…il perd ses poils…. »
Je me demande ce que cet homme, les bras chargés de courses, raconte tandis que sa petite fille tient de ses mains sa trottinette et son chien au bout d’une laisse à rallonge qui coupe le passage d’une mamie que je rattrape au vol afin que celle-ci ne s’étale pas sur le carrelage du magasin et que tout ce petit monde ne finisse aux urgences ou au commissariat !
Je demande à ce monsieur pourquoi il semble désespéré à ce point.
Alors, il m’explique qu’entre ses ados qui ne suivent plus les cours régulièrement et sa petite, le chien est un danger, un criminel, s’exclame t-il !
J’écoute ce père partir dans tous les sens, parler du chien comme d’un assassin qui lui tue sa vie. Il me confie qu’entre ses poils, sa gamelle, ses sorties, il n’en peut plus.
C’est une sorte de discours confus dans un brouhaha d’incohérence.
Et tandis qu’il s’accrochait à notre discussion je me permets de pousser l’histoire lui expliquant que je défends les animaux et que l’on ne peut pas prendre un chien et le donner ou le déposer. Il me rétorque, avec un peu d’humour tout de même que lorsque sa machine à laver ne marchait plus il l’a déposée sur le trottoir le jour des encombrants.
Mais un chien ce n’est pas une machine ?
Oui mais…
– « Mais où est la mère des enfants ? »
– « Elle travaille jour et nuit dans un hôpital », dit-il complètement accablé et impuissant.
Alors je crois comprendre que ce n’est pas avec votre chien que vous avez un problème, c’est avec votre femme !
-« Vous pensez pouvoir la déposer sur le trottoir ? »

Read Full Post »

Un ami me téléphone : «Ray, tu veux faire la robe de Miss France 1987, Geneviève cherche une styliste ?»
Et c’est ainsi que tout a commencé.
A l’époque j’étais styliste et je créais mes propres modèles dans mon atelier. Ma fille Sandrine était à mes cotés et nous terminions les dernières photos. J’ai donc accepté de rencontrer Geneviève de Fontenay qui  nous avait invité au Hilton où se déroulait les préparatifs de la grande soirée.
Nous sommes tombées d’accord : je serais créatrice de la robe Miss France… nationale !  Pas  le choix ! Bleu, blanc, rouge!
Les croquis terminés, la coupe posée sur le mannequin, le modèle partit chez la couturière pour la dernière étape.
Pendant ce temps, Sandrine et moi arpentions les salles ou les Miss répétaient ce qui était tout de même un spectacle.
J’ai alors découvert cet univers fait de poupées que l’on articulaient les unes entres les autres. Cela me paraissait si étrange, mais lorsque nous parlions ensemble au déjeuner ou au diner du Hilton, chaque personne était un être bien différent. Seul point commun : maman était ravie de les voir défiler, mais c’est un autre sujet… je m’égare.
Je me suis prise d’amitié pour Geneviève, cette femme, grande, large, imposante, qui était animée d’une grande force, son fils Xavier la suivait.
Puis arriva le grand jour où nous devions remettre la robe Nationale qui serait présentée à la presse.
Dans le salon, tandis que Miss 1986 enfilait la robe, Sandrine et moi avions rejoint le staff dans le salon où toute la presse attendait, camera et appareil photos aux poings.
La robe aux couleurs :  bleu, blanc, rouge était magnifique ! Ce qui n’était pas une évidence, mais j’avais eu la bonne idée de confectionner un immense éventail en tissu bleu couronnant tout le dos de la Miss.
Lorsqu’elle a commencé à défiler sur le podium les photographes ont déposés les armes pour applaudir. Sandrine et moi étions au fond derrière tout ce monde qui nous faisait honneur. Et c’est ainsi sous les applaudissements des journalistes que la robe 1987, fut acceptée à l’unanimité !
L’histoire trouverait une fin ici si ce n’est que cette année là c’est Nathalie Marquay qui sera l’heureuse élue et qui durant toute une année, aux cotés de Geneviève de Fontenay portera la robe de notre création.
Seule, la roue en forme d’éventail, sera démontée afin que Nathalie puisse passer les portes qui allaient s’ouvrirent à elle.
Nathalie Marquay, pour ces motifs, est restée dans ma mémoire.
Elle joue au théâtre à partir du mois d’octobre dans une pièce signée par son mari, Jean-Pierre Pernaut, alors je lui souhaite tous mes vœux de succès et je lui offre cette dédicace pour toute une année de remerciements où elle a porté notre création !
*Jean-Pierre Pernaut signe sa première pièce avec son épouse Nathalie Marquay. La comédie Magouilles.net sera jouée, à partir du 13 octobre, au Théâtre de l’Avenue, à Paris.
La pièce raconte l’histoire d’un homme prestigieux qui se fait piéger et photographier à la sortie d’une soirée déguisée, ce qui bouleverse sa carrière. 
Sur les planches, on retrouvera Stéphane Slima, Philippe Bardy, Gladys Cohen et Eric Le Roch, et évidemment Nathalie Marquay dans le premier rôle féminin

Read Full Post »

Agoraphobe, je ne sortais pas seule de chez moi…

Ce soir là en compagnie de mon amie Marie-Jo nous sommes arrivées à cette soirée qui avait lieu dans un appartement en rez-de-jardin.

Lorsque devant moi, un homme brun ne me quitte pas des yeux. Je change de place mais il insiste. J’avance vers mon ami  :

«- Tu peux dire à ce Monsieur…»

«- Patrick, il s’appelle Patrick»

 » Tu peux demander a ton ami Patrick de se lever pour  m’invite à danser?  »

Daniel m’a soulevé et assise sur les genoux de Patrick. Il était beau et il riait aux éclats, je ne savais plus quoi dire.

Patrick Segal était en effet confortablement installé sur son fauteuil roulant et nous dansions un slow, enlacés.

Ensuite nous avons commencé une longue conversation dont la seule phrase que j’obtiendrais de lui :

«- Raymonde tu plaisantes ?»

Avec son beau sourire et pour quelques instants j’aurais voulu avoir, moi aussi, des roues dans ma tête.

«- On est pareil tu sais ?»

«- Tu plaisantes ?!»

Parce qu’il ne voit pas mes jambes qui ne roulent pas.

«- Sagittaire ascendant Lion»

«- Moi aussi !»

Mais comment dire à cet homme qui ne peux se déplacer seul, c est du moins ce que je croyais, que nous sommes dans la même difficulté, semblables.

Puis il a dit, je dois m’en aller et c’est là ou tout à chaviré.

Je lui demande qui le raccompagne ?

«- Tu plaisantes toujours comme cela ?»

Il rigole, je commence à avoir envie de pleurer. Après, je ne sais plus, il est sorti par le couloir des parties communes pour éviter les obstacles, semble-t’il.

Il roule… il court ! Je le suis, ne sachant plus que dire ou que faire.

«- Tu rentres comment chez toi ?»

Il ne cesse de penser que je plaisante.

Il est entré dans son Van, le fauteuil gisait à l’arrière comme des jambes dont il n’avait que faire alors que je venais de basculer dans le monde des handicapés.

«- Merci pour cette soirée, nous avons bien dansé»

Et comme s’il me plantait un couteau dans le cœur :

«- J’adore ta façon de plaisanter»

«-Mais je ne rigole pas !»

La peur de ne plus retrouver mon chemin m’étouffe  et me serre la gorge.

«- Tu pourrais me raccompagner ?» Avais-je osé m’aventurer.

Et pour une dernière fois il a dit :

«- J’aime tes plaisanteries, j’aime beaucoup»

Avec tellement de gentillesse et de sourires dans son regard que j’ai trouvé la force de rejoindre les autres.

Le lendemain, mon amie Claude m’a procuré ses livres.

« – Tu vois, lui, il marche !»

« – Il fait le tour du monde et moi je ne peux même pas sortir seule de chez moi»

Je suis en sanglots et Claude de dire :

«- Oui Ray, mais lui c’est pour la vie»

Le temps a passé, les années aussi et cinq six ans plus tard, je suis au festival de Cannes. Les photographes se ruent sur Christophe Lambert. Alors, je m’éloigne pour éviter cette foule humaine.

C’est la que j’aperçois Patrick Segal fidèle à son fauteuil. Il sourit tandis que je m’approche timidement et lui murmure :

«- Vous vous souvenez de moi ?»

«- Oui, Ray, je me souviens de toi»

A Patrick Segal pour tout son investissement pour les autres

A vous, les agoraphobes je vous offre cette histoire car comme dit Patrick:

«Nos jambes sont dans la tête»

Read Full Post »

Et bien nous y voilà ! Nos prédateurs aussi…

Le HPE, bien dans ses baskets a toujours envie de quelque chose. Nous les psy nommons cela être dans le désir. Et Le HPE exprime ses envies et désirs à tout va, si cela en agacent certains, hélas, d’autres les recherchent et les HPE deviennent des proies faciles.

Mais pour bien comprendre nous devons revenir vers le monde de la mère de Lacan dont la théorie est :

– le premier objet de désir de l’enfant est sa mère.

Le symbole de la mère : faire don de soi sans attendre de retour c’est à dire générosité.

Hors le HPE est paternaliste, symbole du père : haute protection, c’est à dire protéger l’autre.

Retenons donc cette différence entre la symbolique de la mère et celle du père, qui est d’une nuance capitale et revenons à nos HPE envahis de leurs envies et désirs.

Certaines personnes incapables d’accéder à leur désir ne vont pas hésiter à mettre leur emprise sur une personne qui, elle, exprime ses envies et désirs à tout bout de champ.

C ‘est ici que le HPE, généralement, est perçu comme une proie idéale.

Le HPE a l’impression de « partager » ses désirs alors que l’opportuniste a l’illusion « d’être » dans son désir… Mais il est dans le désir de l’autre.

L’histoire peut durer un moment, parfois plusieurs années. Mais un jour, notre opportuniste prend conscience que ce ne sont pas ses désirs. Il commence à confondre quitter l ‘objet du désir et quitter l’objet de son désir. Le premier étant le petit enfant encore accroc à sa maman et le deuxième celui qui aurait dû lui procurer du désir et qui bientôt va le laisser dans la frustration la rage et.. la haine. Il entre alors dans la confusion et ne peut ni couper, ni se séparer du HPE envahit de désir. Aussi va-t-il tenter de le détruire pour s’en séparer.

Le HPE reçoit la haine de l’autre et naturellement il ne comprend pas cet acharnement qui souvent dure un certain temps. Le HPE très paternaliste va essayer de s’expliquer et de vouloir comprendre. Ce qui crée l’effet contraire, l’autre s’acharne à la destruction afin de rompre, dans sa tête, ce lien à la mère.

Le HPE se retrouve… provisoirement, détruit tandis que son opportuniste s’éloigne sans pour autant s’éloigner de sa haine.

Si cela est un schéma classique dans un couple ou le petit garçon veut détruire sa femme parce qu’il a transféré l’image de sa mère , pour les HPE cela arrive souvent alors qu’ils ne sont pas forcément en couple. La différence comme je m’en expliquais au début c’est que le HPE est paternaliste et que pour ces motifs son opportuniste ne peut le détruire que très provisoirement… Je vous l’affirme !

En attendant, ils n’auront de cesse à vouloir notre peau… beaucoup plus ancrée aux désirs, que la leur…

Read Full Post »

Samedi dernier, chez Ruquier, Hubert-Félix Thiéfaine était là, celui que j’avais croisé un soir dans cet hôtel…

Je suis occupée avec un groupe, un homme passe et me regarde. Puis, le Maître d’hôtel vient me dire : «Monsieur Thiéfaine désire vous inviter à dîner ».

Je trouvais cela amusant que celui qui occupait ma chambre préférée, se sente un peu redevable et embarrassé ! Mais lorsqu’il passe et repasse, je lui demande pourquoi et comment il est ici et ce qu’il y fait ! Il me dit qu’il a loupé son train, qu’il sort d’une boite de prod’.

«Ah bon ? Et dans la vie vous faites quoi ? 

– Je mets des mots sur des disques d’or»

Tandis qu’il repart je fonce à la réception :

«- C’est qui ce mec ? L’hôtesse me tend un bout de papier.

– J’étais sûre que vous alliez me le demander. Il vous attend au restaurant et il dit qu’il ne mangera pas si vous ne restez pas dîner avec lui !», elle rigole… Il faut dire qu’il n’y a personne dans l’hôtel, hormis le personnel que je connais bien, Hubert… et moi.

Finalement intriguée, je suis descendue, accompagnée par le Maître d’hôtel voir cet Hubert qui m’attendait avec un vaste sourire.

«- Je vous ai commandé un dessert.

– Vous ne connaissez pas mes goûts ?»

Puis, il me demande de l’excuser car il s’absente quelques minutes.

«- Vous avez le droit d’aller pisser !

– J’adore votre façon d’être ! Tandis que toute la carte des desserts s’exposait sur la table…

– Nous pouvons dîner maintenant ?».

Ensuite nous avons passé un moment délicieux de douceur, d’échange. Il écrivait sur une feuille de papier, il rêvait, il se souvenait et moi je ne savais même pas avec qui je dînais de dessert en dessert.

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous offre cette histoire.

Lors de l‘émission, il disait qu’il essayait de contenir ses émotions et qu’il avait fait un séjour en HP !

Combien de HPE (Haut Potentiel Emotionnel) devront encore souffrir à en sourire pour se voiler la face de l’ignorance des hommes en blancs. Et pourtant, pour un soir… Moi non plus je n’ai rien vu !

A Hubert-Félix, avec toute mon amitié

Read Full Post »

L’amour est simple comme un regard, un sourire, un rendez-vous…

Pour tout le monde… sauf pour le surdoué !

Le regard de l’autre dérange le surdoué qui instantanément se pose mille questions (je ne parle pas de tous les surdoués).

Un regard se pose sur lui et il ressent le doute de l’intention, de la culpabilité, ses refoulements. Il a peur d’être utilisé, manipulé, choisi… et évidement cela se lit dans ses yeux.

Le surdoué habite sa peur, la renvoie sur l’autre et il finit par avoir peur de celui qui ne fait que lui renvoyer sa propre peur. C’est pourquoi il doit être en confiance absolu avant d’envisager un engagement amoureux.

Sa peur de l’abandon le fait souvent passer à côte de l’amour, préférant abandonner que d’être abandonné.

Et les apparences sont trompeuses car si le surdoué apparaît comme confiant en lui, à l’intérieur c’est une autre version. Il préfère tenter de faire abstraction de ses ressentis pour se lancer dans un amour passion, qui l’empêcherait de réfléchir. Tout s’entremêle, s’emmêle et se mêle et il fini par se sentir seul… à deux.

Et comme il est un enfant dans son cœur, parfois, il est plus amoureux de l’histoire que de la femme ou de l’homme.

Alors, quelle serait la solution ? Écouter son cœur, faire confiance et observer avant de s’engager puisque :

mieux vaut souffrir avant, face à une réalité, que de souffrir après, face à une lucidité !

Read Full Post »

Si le harcèlement est judiciairement condamnable tout comme l’obsession, les preuves afin de se libérer de son agresseur sont difficilement contrôlables.

Mais il est important de faire la différence entre :

– viol psychologique,

consulter l’article sur le sujet : https://raymondehazan.wordpress.com/2011/02/16/viol-de-femmes/ 

– harcèlement,

Consulter l’article sur le sujet : https://raymondehazan.wordpress.com/2011/02/18/harcelement/ 

– psychose.

Une personne qui s’acharne sur une autre en voulant lui détruire sa vie dans le seul objectif de mettre fin à sa souffrance et qui utilise des moyens obsessionnels est une personne relevant de la psychiatrie. Elle choisit sa proie et ne va pas la lâcher, allant jusqu’à s’inventer une autre vie avec elle, affichant sa folie à la vue de tous.

Elle a perdu tout contrôle de la réalité et ses fantasmes psychologiques sont devenus sa réelle pensée.

La vie de sa proie devient un véritable cauchemar !

La justice semble se rapprocher de ces situations où les victimes devront apporter des preuves, difficilement démontrables, puisqu’elles partent de faits réels.

Le psychopathe s’invente des histoires et le quotidien de la personne choisit devient un enfer qui peut durer toute une vie ou jusqu’à l’accident, c’est à dire le passage à l’acte où il réussit à détruire celui qu’il voyait comme la représentation pathologique de sa souffrance et évidemment dans ce cas, il est trop tard pour agir.

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :