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Pourquoi les rencontres entre surdoués sont-elles favorables ?
Lorsque je parle de surdoués je parle de HPI et HPE.
Freud parlait de la tribu comme « la grande famille » .
Lacan reprendra en parlant de « l’attribut » ce qui nous est attribué.
Le surdoué par définition est extrêmement attaché à sa famille. Si celle-ci le rejette il se retrouve en grande difficulté affective.
C’est alors que les surdoués entre eux vont former une sorte de tribu selon la définition de Freud qui va devenir pour eux une grande famille où les personnes rencontrées leur sont familières.
De plus, entre surdoués, les rencontres sont démunies : de jugement, de culpabilité, d’irrecevabilité, de moqueries, d’hypocrisie, de contraintes. Les surdoués peuvent être eux-mêmes, puisqu’ils sont entre semblables,  ils se sentent en grande confiance.
Cela leur permet d’être dans l’échange mais au-delà de tout, ils se ressourcent et retrouvent confiance en eux. De ce fait, ils peuvent apprendre à mieux se protéger de personnes malveillantes ou de personnes qui ne les comprennent pas, tout
simplement . La tribu, selon Freud devient la grande famille elle est  aussi un repère ou tout ce qui nous fut « attribué », selon Lacan, peut être échangé en toute simplicité sans aucun complexe ni mal-être !

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Petits, à l’école ils sont tous deux enfants dits précoces ou enfants dits surdoués. Certains sont hyperactifs, d’autres sont isolés dans leur coin ! L’un comme l’autre sont dans un refoulement affectif émotionnel.

Le HPI par définition a un QI plus élevé que le HPE. Le HPI va devoir nourrir cette intelligence trop élevée, de ce fait il se trouve dans l’obligation, provisoire, d’étouffer son émotionnel.

Le HPE va tenter de cacher son ressenti, ses émotions, puisqu’il comprend que quelque chose est différent dans son cœur .

Tous deux vont grandir et c’est là qu’ils se séparent en deux groupes que je nomme HPI et HPE.

Le HPi, au QI très important, mémorise d’une autre façon que le HPE qui a une mémorisation plus visuelle. L’un va donc être un excellent élève et combler parents et professeurs tandis que notre HPE commence à s’ennuyer et s’appauvrir en classe.

Il est rêveur, s’il est incompris il devient nerveux et en colère.

Pendant ce temps le HPI se remplit de connaissance… son émotivité est belle et bien enfermée, bloquée, cimentée.

Ensuite tout va dépendre de leur environnement familial.

Les HPI sont souvent très bien acceptés, puisqu’ils sont de bons élèves, cela devient « flatteur  » pour la famille.

Par contre, les HPE qui rêvassent en cours ou dérangent les cours ou n’assistent plus au cours… Ça fait franchement désordre dans le décor !

Trop souvent ils agacent les parents, alors parfois, l’ado formule une « envie de mourir ». Pour peu qu’un médecin entre en panique, c’est la peur du suicide , passage à l’acte et certaines familles en accord avec le médecin préfèrent voir leur enfant au chaud, interné dans un HP c’est à dire en Hôpital psychiatrique…

C’est scandaleux ! ( nous en reparlerons plus longuement).

Le HPI pendant ce temps se dirige vers les hautes études intellectuelles, sciences po… (mais ce n’est pas parce que  l’on fait sciences po ou autres hautes études que l’on est en présence de HPI, nous en reparlerons aussi).

Les HPE acceptés par leur famille expriment leurs désirs artistiques et entrent dans les grandes écoles d’art, l’émotionnel est alors bien nourrît.

La créativité est en effet nourriture de l’émotionnel qui contrairement à ce que pense certaines personnes « ne se contrôle pas, ne se maitrise pas ».

Le HPI a fini ses brillantes études et peu à peu son émotionnel va commencer à se faire entendre…c’est là qu’il crie au secours …

Il trouve de l’aide et se remet en mode émotionnel et rejoint ses acolytes.

Ils sont maintenant bien dans leurs baskets. Les uns diplômés d’Harvard, les autres artistes !

Ils se retrouvent, ensemble dans l’échange de leur ressemblance …..

Là où tout avait commencer… à la maternelle.

Ceci n’est pas un but atteint , il est avec toute notre équipe, notre objectif.

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Samedi dernier, chez Ruquier, Hubert-Félix Thiéfaine était là, celui que j’avais croisé un soir dans cet hôtel…

Je suis occupée avec un groupe, un homme passe et me regarde. Puis, le Maître d’hôtel vient me dire : «Monsieur Thiéfaine désire vous inviter à dîner ».

Je trouvais cela amusant que celui qui occupait ma chambre préférée, se sente un peu redevable et embarrassé ! Mais lorsqu’il passe et repasse, je lui demande pourquoi et comment il est ici et ce qu’il y fait ! Il me dit qu’il a loupé son train, qu’il sort d’une boite de prod’.

«Ah bon ? Et dans la vie vous faites quoi ? 

– Je mets des mots sur des disques d’or»

Tandis qu’il repart je fonce à la réception :

«- C’est qui ce mec ? L’hôtesse me tend un bout de papier.

– J’étais sûre que vous alliez me le demander. Il vous attend au restaurant et il dit qu’il ne mangera pas si vous ne restez pas dîner avec lui !», elle rigole… Il faut dire qu’il n’y a personne dans l’hôtel, hormis le personnel que je connais bien, Hubert… et moi.

Finalement intriguée, je suis descendue, accompagnée par le Maître d’hôtel voir cet Hubert qui m’attendait avec un vaste sourire.

«- Je vous ai commandé un dessert.

– Vous ne connaissez pas mes goûts ?»

Puis, il me demande de l’excuser car il s’absente quelques minutes.

«- Vous avez le droit d’aller pisser !

– J’adore votre façon d’être ! Tandis que toute la carte des desserts s’exposait sur la table…

– Nous pouvons dîner maintenant ?».

Ensuite nous avons passé un moment délicieux de douceur, d’échange. Il écrivait sur une feuille de papier, il rêvait, il se souvenait et moi je ne savais même pas avec qui je dînais de dessert en dessert.

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous offre cette histoire.

Lors de l‘émission, il disait qu’il essayait de contenir ses émotions et qu’il avait fait un séjour en HP !

Combien de HPE (Haut Potentiel Emotionnel) devront encore souffrir à en sourire pour se voiler la face de l’ignorance des hommes en blancs. Et pourtant, pour un soir… Moi non plus je n’ai rien vu !

A Hubert-Félix, avec toute mon amitié

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Individualité ou solidarité ? Bientôt la question ne se posera même plus !

La terre gronde, la terre est bien vivante et les terriens ont peur d’en mourir. Mais n’avons nous pas fait souffrir notre terre ? Oh oui ! Je sais ! Pas vous , pas moi, ça c’est ce que l’on croit. Mais la vanité renferme bien des secrets dont l’être humain devrait apprendre à se passer. Non, je ne parle pas du 4ème portable offert à notre petit chérubin , non non, je ne parle pas des trois téléviseurs chez moi, ou chez vous ! Je parle de la Mercedes que j’aimerais m’offrir, non non, elle n’est pas diesel. Elle ne pollue pas. Ah ! Pour mes rosiers ? J’ai un super désherbant, oui un peu chimique, mais vous savez après je jette de l’eau et ça nettoie le sol, intelligent non ? Oui, il faut être écolo ! Non, je ne me moque pas, non je ne juge pas , je dis simplement qu’il est arrivé le temps de passer de l’individualisme à la solidarité, du pouvoir au savoir, du matériel à la pensée, de l’hypocrisie sociale à la bienveillance, de l’appropriation à l’échange et au partage.

Si nous ne pouvons pas changer le monde, nous pouvons changer notre monde et je sais… ça n’intéresse pas tout le monde !

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Évidemment il est facile de comprendre que le ressenti d’abandon provient de deux phénomènes :

– d’un choc émotionnel d’abandon réel,

– d’un besoin d’être constamment dans le partage,

Aussi le surdoué est dans ce besoin de partage et d’échange constant avec l’autre.

Les personnes égoïstes souffrent rarement de ce syndrome puis qu’elles partagent tout avec elle-même !

Mais le surdoué est tellement ancré dans cette peur omniprésente de l’abandon, qu’il finit même par ne plus en être conscient.

Chacun de ses actes, de ses propos lui sont, en partie, dictés par cette peur.

Comment s’imposer, comment assumer une différence quand on se persécute soit même dans sa propre peur ?

Et pourtant on adore les surdoués, au point même de les emprisonner

( prochain sujet )

Alors pourquoi cette persécution abandonnique mise en place par nos soins ?

Lacan nommait nos parents « les grands Autres », venait ensuite « les petits autres ».

Et, bien sûr, si « les grands Autres » ne nous ont pas acceptés, pourquoi les autres le feraient-ils ?

Isolé dans la peur de perdre ceux que nos aimons et l’angoisse de ne vivre que pour soi, hors partage…la peur nous guette et pour s’en échapper nous allons emprunter tous les rôles que vous voulez ; mais surtout, de grâce, ne nous abandonnez pas!

Ceci était la dernière discussion au dîner entre surdoués.

Alors je dirais, encore et encore ( sèches tes larmes ) :

« Mieux vaut se sentir abandonné pour ce que nous sommes, plutôt que d’être aimé pour ce que nous ne sommes pas ! »

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