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Posts Tagged ‘ami’

1182631_silhouetteNous avons diné tous ensemble puis il a voulu rester un peu plus longtemps ici, à côté , près de moi… Je songeais, je pensais, me disais pourquoi pas ?!
Il parlait de ses voyages, ses tours du monde, en bateau, en avion.

C’est là où le I Phone prenait toute sa dimension  puisqu’il laissait défiler les photos des paysages qu’il avait tantôt filmés, tantôt figés.

Cela dura un long moment lorsque soudain il émet le désir de me faire partager ces paysages et de m’embarquer dans son prochain voyage. J’aurais sans doute aimé dire oui mais lorsque je lui expliquais que ce n’était pas ce que je  désirais la conversation a basculée pour lui dans l’art de convaincre et pour moi dans une sorte de culpabilité de ne pas pouvoir dire oui. En quelques instant il me semblait devenir "celle qui ne pouvait pas" alors que je ne voulais pas. Je ne voulais pas quitter ma famille, mes animaux, mon jardin, mes feuilles blanches…. et je tombais dans la culpabilité de cette différence de ne pas être "comme tout le monde" prête à faire le tour du monde..
Et pourquoi vouloir me faire dire "oui" quand je dis "non" et que l’on ne veut pas entendre…
Et plus vous dites non et plus on dépose des roses à vos pieds pour vous faire accepter…
Alors celui qui prétendait avoir de bonnes intentions à votre égard change de discours pour vous démontrer que : " ce n’est pas normal ".
Juste pour cela, j’aurais aimé pouvoir dire oui. J’ai dis non puisque ce n’était pas mon désir  et j’ai sans doute  perdu un ami qui comme tant d’autres n’était pas mon semblable.

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Maintenant nous pouvons considérer qu’il existe trois groupes de surdoués :
– Les jeunes que « le social » commence à accepter, ils ont entre 3 et 15 ans,
– Les grands ceux qui n’ont pas été  identifiés assez tôt mais en cours de re-cheminement,
– Et… les seniors.
Comme bien entendu, je parle de ceux qui sont en difficultés… pas des autres… bien sûr.
Mais quelque soit le groupe, l’âge, le parcours, le milieu etc… Tendre la main à un surdoué est presque le parcours du combattant.
Timide, honteux, caché… Nous avons du mal à nous apprivoiser !
Alors pourquoi autant de méfiance ?
Le surdoué à appris à vivre caché, masqué, voilé. L’apprivoiser n’est pas une mince affaire. En société nous sortons les masques.
Entre nouveaux amis nous restons timidement voilés. Avec nos anciens copains il y a bien longtemps que nous sommes cachés, trop peur de perdre ce que nous avons convoités : leur amitié.
Alors pourquoi et comment un surdoué se dévoile-t-il ?
Au delà de la problématique de confiance qui est d’un autre compartiment, le surdoué pour se dévoiler à grand besoin de retirer le voile opaque qu’il a déposé sur les Autres, les autres…
(Lacan parlaient des Autres: nos parents et des autres: les autres…)
Lorsque peu à peu il ose faire glisser ce voile opaque qui laisserait apparaître une réalité effrayante, le surdoué a besoin de temps pour s’apprivoiser face à des personnes, des situations qui lui furent extrêmement douloureuses et qu’il avait volontairement mais inconsciemment voilées pour ne laisser transparaître qu’une réalité modifiée pour qu’elle en devienne acceptable.
Se donner le droit de s’imposer en tant que surdoué, c’est accepter de dévoiler notre regard sur les autres et s’apprivoiser d’une réalité qui nous fait si peur.
Une vérité voilée nous empêche de nous découvrir …

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Être surdoué est-il une maladie ? Non mais cela peut nous rendre malade !

Dans les années 80 aucun psy n’identifiait un surdoué. Dans ces années là on parle de dépression, de ces maladies honteuses dont on doit se cacher, on fait semblant, on s’accroche, on tente désespérément de faire comme tout le monde… et je plonge dans l’agoraphobie.

Durant plus de 20 années, je vais chercher, apprendre, écrire, fouiller, observer, analyser et je n’aurais de cesse de dire : «Mais c’est quoi ma maladie ?»
Devenue psychanalyste, je passe plus de temps à réfléchir et chercher plutôt que de passer des heures à consulter et enfin je mets au point ce que j’ai appelé « l’analyse intensive ».

Puis j’arrive à la conclusion que les patients que j’ai reçu, ceux avec qui j’ai aimé travailler étaient en fait des surdoués !

Lorsque je refais un point sur ce que j’avais attendu et demandé à mes psy, vers les années 90, et qu’ils m’avaient pertinemment refusés, je comprends alors que « l’analyse intensive » est l’analyse appropriée aux surdoués.

Si Freud dit : «un patient est unique» et Lacan évoque : «chaque patient est un cas différent», je constate que les surdoués ont la même demande, à savoir :

– On ne veut pas d’un psy qui nous écoute sans nous expliquer,

– On ne veut pas que la séance soit interrompue quand le psy l’impose,

– On veut pouvoir manger son croissant avec un café ou déjeuner avec son psy si on a faim,

– On veut que celui-ci soit super intelligent car on a peur qu’il ne puisse pas nous venir en aide,

– On ne veux pas payer une séance à laquelle on a pas pu assister,

– On ne veux pas que notre psy parte en vacances et nous plante,

– On éprouve le besoin de le tester pour être sûr qu’il nous écoute et être sûr qu’il s’intéresse à nous,

– On ne veut pas qu’il nous reçoive pour notre argent.

Mais plus encore…

– On veut qu’il soit notre ami parce qu’à la finalité « il doit être notre semblable ».

Nous sommes loin de la déontologie de la psychanalyse traditionnelle !

Aujourd’hui je dis HPI et HPE ont la même demande, ils sont tous deux ce que l’on nomme des surdoués, ils veulent des séances guidées et non un savoir imposé, ils sont en sécurité lorsqu’ils ressentent notre instinct et notre intuition, ils ne veulent pas d’un psy qui les ramènent sans cesse vers la normalité, ils ont besoin… que nous soyons leur semblable… !

 *Séance d’écoute guidée avec Raymonde Hazan, rendez-vous au 0622837222

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